Gilbert Bécaud naquit le 24 octobre 1927 à Toulon. Il fut chanteur, comositeur, pianiste et acteur.
II se produisit 33 fois sur la scène de l'Olympia où il y gagna son surnom de " Monsieur 100 000 volts ". II laisse l'image d'un homme électrique, toujours en mouvement. Sa cravate à pois, ses quelque 400 chansons et sa main sur l'oreille lors de ses concerts sont d'autres images qui ont marqué les esprits.
Bécaud se glissait d'une chanson à l'autre dans des personnages très différents décrits par ses trois auteurs, maintenant son public en éveil... et enthousiaste si l'on en juge par les fauteuils souvent cassés par l'agitation du public.
Sa cravate à poids : Cette cravate à pois était pour lui un fétiche et un porte-bonheur car elle a une histoire : Gilbert avait étudié le piano et, encore jeune, cherchait du travail. II s'est présenté pour faire un essai dans un piano-bar qui recherchait un pianiste remplaçant (le pianiste habituel était Jacques Datin). Mais le patron lui a dit que c'était impossible, compte tenu de l'image de marque de son établissement, car il ne portait pas de cravate. Comme il était accompagné de sa mère qui portait une robe bleue à pois blancs, celle-ci a immédiatement découpé le bas de son vêtement pour en faire un semblant de cravate que Gilbert a noué autour de son cou avant de retpurner voir le patron du bar, qui l'a laissé jouer et l'a immédiatement embauché. Depuis ce jour, Gilbert Bécaud s'est toujours présenté sur scène avec une vraie cravate à pois, sans jamais changer de modèle, en souvenir de ce premier épisode de sa carrière.
Son piano : Gilbert Bécaud se produisait toujours sur scène avec le même piano qui avait une particularité : il était légèrement incliné. En effet, Gilbert tenait à voir la salle lorsqu'il était assis au piano et, pour cela, il avait demander à Jacques Dinnat (son régiseur) de faire couper l'un des trois pieds de l'instrument afin de lui donner l'inclinaison nécessaire, ce qui a été réalisé par un menuisier de la région parisienne. Cette inclinaison, à peine visible pour un oeil non averti, était suffisante pour obtenir le résultat voulu, sans être gênant pour son jeu ou celui de Gilbert sigrist, pianiste qui l'accompagnait alors régulièrement.
Il décéde le 18 décembre 2001 à Paris des suites d'un cancer. Il est inhumé au cimetère du père-Lachaise (division 45)